The Strain – la série avec des vampires crédibles

On va commencer la rubrique geek avec un article sur une nouvelle série  TV dont le 10ème épisode vient de sortir : The Strain.

Pour faire simple, c’est une série sympa écrite, et au départ novelisée, par Guillermo del Toro sur les vampires  (ducoup je lui ai pardonné Le labyrinthe de Pan), mais vu d’un point de vue scientifique, et non « je peux pas aller au soleil juste pas que sinon je brille comme un diam’s, j’ai trop l’seum quoi » et d’un point de vue épidémique, et non pas « je suis programmé pour voir les êtres humains comme des pot de nutella sur pattes (et sans huile de palme) mais je suis trop love d’une grosse cruche ». Oui, je parlais de Twilight et True Blood.

Pour te faire de suite une idée de quoi je parle, la bande-annonce…

Présentation

Tout commence par une enquête du CDC sur un avion qui atterrit sans aucune trace de vie. C’est un peu plus captivant que l’histoire de la pauvre collégienne sociopathe qui, la pauuuvre chérie, sa famille change de ville et elle kiffe un mec trop dark stylé émo dans sa classe qui bien évidement, comme tous les émos, est en vampire (oui tu auras compris mes références très subtiles à tous ces nouveaux films et séries de vampires pour midinettes, d’ailleurs je viens de te spoiler 1h de Twilight).

Les personnages principaux du CDC : l'immigrée mexicaine de service et le good guy au nom imprononçable
Les personnages principaux du CDC : la mexicaine canon de service et le good guy au prénom louche. Ephraim. Inutile de te dire qu’il y a une histoire d’amour , ca reste uen série américaine.

Mais l’aspect les plus intéressant pour moi, c’est le background entre le « Master », vampire alpha des plus charismatique, et un vieux rescapé de l’Holocauste qui sait tout. Le développement de l’histoire est axé sur les manipulations et stratagèmes pour répandre l’épidémie vampirique d’un coté, et tenter de l’arrêter de l’autre. Entre les deux camps, pas mal de personnes qui  pensent plutôt à leur carrière, leur femme malade ou à l’argent plutôt qu’à l’humanité.

The Master et sa gueule de porte-bonheur

C’est bien connu, les journalistes n’aiment généralement pas être un terrain connu (oui je sais c’est paradoxal) et donc aiment bien amalgamer les choses. Sans aucune suprise, beaucoup ont  donc baptisé direct cette série  The NEW Walking Dead, mais a mon avis, à part sur le fait qu’il y a des morts-vivants et la présence du CDC, ya aucune rapport.

Ah si, vaguement un autre lien : Walking Dead c’est basé sur des comics, et The Strain sur une trilogie de romans éponymes (écrite par Del Toro himself et son nègre coauteur Chuck Hogan). Comme à peu près toutes les productions actuelles d’ailleurs : pourquoi se faire chier a créer une histoire quand il en a déjà tellement dans des LIVRES que plus personne ne sait lire ?

Ensuite seulement l’histoire s’est prolongée dans 6 chapitres de comics :

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Niveau ambiance, c’est très orienté sur la psychologie de personnages, très humains ou diaboliques (comme toutes les nouvelles séries, pas seulement Walking Dead) et c’est un tout petit peu gore mais pas trop : pas beaucoup de sang pour l’instant, mais ya scènes un peu hard avec des tentacules de 1m80, comme dans les pornos japonais (enfin d’après un ami parce que moi je connais pas).

Une vision acide de la société

Un peu comme The Walking Dead, il y a une lecture de fond : difficile de ne pas voir les messages pas si cachés que les auteurs veulent transmettre. Comment certaines personnes sont prêtes a condamner l’humanité, fermer les yeux, juste par peur ou par profit personnels : ca te rapelle pas les collabos par exemple ? D’ailleurs, les relicats de la Seconde Guerre Mondiale sont omniprésentes dans la série via les flashbacks incessants – et diablement intéressants – du vieux juif. La série dénonce cette priorisation du matérialisme sur l’humanisme à toute les échelles, même au niveau d’un état entier : n’est-il pas plus important de faire comme si rien ne s’était passsé dans cet aéroport et de le réouvrir, plutot que de perdre des millions de dollars par jour du au blocage des transits commerciaux ?

Autre point, la série nous offre un regard intéressant car quasi jamais traité de manière crédible : comment les gens normaux réagissent par rapport a quelque chose qu’ils ne peuvent comprendre, qui ne PEUT PAS exister, ne DOIS PAS exister ? L’angle de vision de la série est à mon avis celui le plus réaliste en de telles circonstances : les gens refusent inconsciemment d’y croire, même en en ayant la preuve sous leurs yeux. Car ce qui ne peut pas être expliqué, ne peut exister.

Je vais pas en dire plus pour ne pas trop spoiler, et conclure sur un bonus occulte, une sonde anale, mais avant ca, l’ouverture poétique de la série.

Les trucs tirés par les cheveux

Oui, il y en a quand même. Difficile de faire autrement quand on scénarise une épidemie de vampires…

  1. La mutation ADN « à la volée ». Est-ce vraiment possible de faire muter a ce point un être humain en quelques heures en changeant son code génétique ? Ca serait flippant.
  2. Le pire truc incohérent de la série : Une bande de hackers qui met hors-service tous les réseau de communication (mobiles et internet) en quelques jours, et tout le monde s’en fout un peu, voir totalement. Vous imaginez dans le monde réél, internet qui marche plus du jour au lendemain ? Ca causerait une bien plus grand chaos économique et social que des vampires non ? En plus, la coupure persisterait parce que personne n’arriverait a réparer ça cause d’un virus sur des serveurs  ??
  3. Encore surprenant, le hacker responsable de tout ca est… un femme. Pas impossible, mais fort improbable, quand on sait que c’est un milieu quasi-exclusivement masculin…
  4. Quelques jours après que tout le monde ait vu des vampires, que ça soit le chaos dans la ville – et pas n’importe laquelle : NEW YORK -, il semble que personne d’autres extérieur à la ville ne soit au courant. Personne en parle à la TV. Pourtant la plupart des habitants ont du quitter la ville (celle-çi n’étant pas en blocus, puisque même l’armée ne semble pas au courant…), la nouvelle d’une invasion vampire aurait du pourtant très vite se répandre…

Bonus poétique : L’ouverture de la série

Un poète a dit une fois que la faim
est la chose la plus importante que nous connaissions,
la première leçon que l’on apprend.
Mais la faim peut facilement être calmée, être comblée.
Il y a une autre force, une faim différente,
une soif insatiable qui ne peut pas être étanchée.
Son existence propre est ce qui nous définit en tant qu’humain.
Cette force est l’amour.

L’amour, vous voyez, est une force qui ne peut être expliquée,
qui ne peut être rompue à l’aide d’un processus chimique.
C’est l’espoir qui nous guide une fois chez nous
lorsque personne n’est présent et que la lumière qui nous illumine est perdue.
Son absence nous vole tout le plaisir de notre capacité à éprouver de la joie.
Rendant nos nuits plus sombres et nos jours plus tristes.

Mais quand nous trouvons l’amour,
peu importe les erreurs, la tristesse ou à quel point il est terrible,
nous nous y accrochons.

Il nous donne de la force.
Il nous tient debout.
Ça se nourrit de nous,
et nous nous en nourrissons.
L’amour est notre grâce.
L’amour est notre perte.

Bonus occulte

Bien sûr, il y a toujours des gens qui ont vu plein de signes cachés illuminati et franc-maçon dans la série. Faut dire, ya même un juif dans la série, alors quoi de plus normal ??

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