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Suivre ou pas la tendance/mode des domaines en .io?

Comme à peu près tout dans notre société, les noms de domaines sont soumis a des tendances et des effets de mode. On se souvient des société en -oo dans les années 2ooo (Yahoo, Badoo, Wanadoo, Spartoo…), des noms en -r vers 2004 (Tumblr, Twittr devenu Twitter, Frappr, Zoomr, Flickr et tout son écosystème), des noms en -us ou -ous vers 2007 (disqus, scritaculous, del.ico.us), et en 2014 une nouvelle tendance émergea, très prisée par les start-ups : les domaines en .io.

Exemples : blackfire.io, github.io, techtalent.io, breaz.io, daux.io, bento.io, statuspage.io, aha.io … Il y en a déja des milliers.

Le problème, c’est que comme toutes les extensions de domaines en 2 lettres, il est lié à un pays. Et ce pays à le droit de contrôle/blocage sur votre nom de domaine.

Par exemple, bit.ly a du avoir une grosse angoisse quand la Lybie (contrôlant le domaine .ly) les a menacé de couper leur domaine parce le service était utilisé pour raccourcir des liens anti-kadhafistes.

Mais à qui appartient le nom de domaine .io ? A une ce ces entités bizarres à qui l’ont attribue beaucoup d’extensions de domaines nationales : le Territoire britannique de l’océan Indien. Soit, d’après Wikipédia, un ensemble de 55 îles peuplées exclusivement d’une base militaire américaine, mais un territoire officiellement Indien quand même. Même si c’est une colonie britannique en même temps. Bref, c’est confus. Mais l’extension est officiellement géré par registre indien .

Un gouvernement qui a priori parait stable, donc. Sauf si par exemple un jour la souveraineté de ce territoire et remis en question, où que l’Inde/l’UK/l’amérique décide un jour que le .io servira uniquement aux entités administratives ou militaires, et demandera par exemple aux enregistrés une adresse postale sur ce territoire. C’est un des droits légitimes des détenteurs d’extensions nationales, et vu que le territoire semble habité seulement par des militaires américains, bon courage pour y acheter une boite postale.

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